Des désordres Grand Siècle

Du rififi dans le Baroque, du chaos dans le Rococo, de l’Expressionnisme de Genre et du désordre Grand Siècle
Je peins en femme frivole, joyeuse et pessimiste, d’un classicisme indiscipliné, d’une honteuse gourmandise.
Explorant les techniques académiques pour mettre en tension l’ordre, la mesure et une touchante dysharmonie. Dés-idéalisant avec tendresse et ironie la noble figure humaine.

La peinture débute pas une sage copie, ce qui me met en position risquée d’avoir à rater joliment ce que j’ai fignolé.

Je ne me sens plus de joie

Il est heureux que notre corps, charnel, animal et bien posé sur terre, nous permette de jouir de la vie malgré les mille questions que cet état précaire devrait nous poser.

Une certaine nonchalance éloigne l’idée de la mort, même si cette désinvolture qui nous permet de vivre agréablement n’est pas sans conséquence sur l’état du monde.

Cela commence invariablement par l’expression d’émotions confuses sous forme d’un portrait abstraits auquel, j’adjoins un corps soigneusement choisi pour son relâchement, car mon sujet est l’acceptation de cette conscience trouble de soi-même bien davantage que le trouble lui-même.

Si les chiens voulaient être libres, ils mordraient la main qui tient la laisse

L’empressement canin à adorer son maître même s’il le maltraite, m’interroge  sur mon propre libre arbitre et mes désirs de liberté. En tant qu’artiste, je sais combien il est difficile de faire quelque chose de cette largesse qui nous est offerte. Il peut être bien plus confortable d’avoir un cadre imposé, des horaires, des tâches à effectuer.
J’ai quand même usé de la liberté de jouer avec la rythmique des laisses pour développer cette réflexion sur la relativité du désir de liberté !

Oisellement

Je ne me sens jamais seule avec tous ces gens sur terre

Il me semble que la soif intarissable de richesse, de relations, d’ambitions, pourrait être satisfaite d’un simple geste d’amitié. Certains jours, j’entreprends de me peindre des amis.