Mise en avant

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Des désordres Grand Siècle

Les deux silences, huile sur toile, 80 x 60 cm, 2026

Exposition
du 29 mai au 11 juillet 2026 et sur rendez-vous en août.

Galerie Marie Vitoux
3 rue d’Ormesson
75004 Paris
https://www.galeriemarievitoux.com/

Film de l’exposition réalisé par Frédéric Touchard

Montagnes et eaux du Guizhou

Guizhou 2026

Résidence de peinture en Chine dans le Guizhou
Du 20 au 31 juillet 2026

Bunkamura gallery

Paysage vécu 2, huile sur toile, 18 x 24 cm, 2025

Bunkamura gallery, Tokyo
Exposition de 4 au 14 septembre 2026

Art au Centre

12026 – Art au Centre – Villiers-en-Bière

Exposition du 6 mai au 20 juin 2026
77190 Villiers-en-Bière

Des désordres Grand Siècle

Du rififi dans le Baroque, du chaos dans le Rococo, de l’Expressionnisme de Genre et du désordre Grand Siècle
Je peins en femme frivole, joyeuse et pessimiste, d’un classicisme indiscipliné, d’une honteuse gourmandise.
Explorant les techniques académiques pour mettre en tension l’ordre, la mesure et une touchante dysharmonie. Dés-idéalisant avec tendresse et ironie la noble figure humaine.

La peinture débute pas une sage copie, ce qui me met en position risquée d’avoir à rater joliment ce que j’ai fignolé. Je choisis des figures sereines. Il n’est pas question d’être gêné pas ses entrailles ou son gout des monstruosités. Bonne harmonie commence par soi-même.

Cheminement

Dans la multiplicité de sujets que j’aborde, et des techniques que j’aime à m’approprier comment défendre une cohérence. Je ne me trouve pas caractérisée par une technique ou un thème, ni même un processus très clair.

Ma façon de travailler est la suivante : Je peins.

Je peins un élément très détaillé ou des zones de couleurs et de matières. Je peins flou ou détaillé. Abstrait ou réaliste.
Je me sert des humains, des objets, de la nature, de l’art, des animaux. La seule condition est d’être touchée. (Lorsque je vivais dans un immeuble, j’en peignait. Aujourd’hui que je réside dans un milieu agreste, impossible.)

Je peins surtout une chose qui me tente comme une gourmandise.
Je peux avoir envie de beaux visages, de ciel hanté de cumulus, de taches multicolores, de gestes rageurs, d’outils hasardeux, de mains baladeuses, de grande peinture, de menus fruits luisants. Je trouve toujours quelque chose à déguster.

Alors commence le travail.
Peindre même bien, n’est pas satisfaisant. Une jolie fleur reste une jolie fleur, et je peux, en me vantant, en peindre des tombereaux !

Le chemin commence, je dois voir ce qui se cacher derrière mon désir, ce qui fait ma complexité humaine qui a beau savoir ce qu’elle sait et ne peut s’empêcher de cueillir les fleurs.

La plus grande difficulté consiste à ne pas tenir un discourt. Tout le monde sait qu’il est mal de cueillir les fleurs (ou elle appartiennent à quelqu’un, ou elles appartiennent à tous, dans tous les cas mieux vaut éviter).

Alors, je feuillette le monde, je rate, je m’ennuie, j’attends qu’une rencontre impromptue se produise.

Je peux vous dire que certains jours cela coule de source sure, jaillit comme une eau claire qui me permet de voir par transparence à l’intérieur du moi qui cherche à atteindre mes semblables.

D’autres fois…

Mais, même quand cela ne marche pas, j’y vais, je gâche, car je sais que parfois, ce sont ces moments où cent oiseaux se sont posés sur ma toile et que je me suis envolée.

Je ne me sens plus de joie

Il est heureux que notre corps, charnel, animal et bien posé sur terre, nous permette de jouir de la vie malgré les mille questions que cet état précaire devrait nous poser.

Une certaine nonchalance éloigne l’idée de la mort, même si cette désinvolture qui nous permet de vivre agréablement n’est pas sans conséquence sur l’état du monde.

Cela commence invariablement par l’expression d’émotions confuses sous forme d’un portrait abstraits auquel, j’adjoins un corps soigneusement choisi pour son relâchement, car mon sujet est l’acceptation de cette conscience trouble de soi-même bien davantage que le trouble lui-même.

La peinture est un langage abstrait même lorsqu’elle figure.

Si les chiens voulaient être libres, ils mordraient la main qui tient la laisse

L’empressement canin à adorer son maître même s’il le maltraite, m’interroge  sur mon propre libre arbitre et mes désirs de liberté. En tant qu’artiste, je sais combien il est difficile de faire quelque chose de cette largesse qui nous est offerte. Il peut être bien plus confortable d’avoir un cadre imposé, des horaires, des tâches à effectuer.
J’ai quand même usé de la liberté de jouer avec la rythmique des laisses pour développer cette réflexion sur la relativité du désir de liberté !

Oisellement

Je ne me sens jamais seule avec tous ces gens sur terre

Il me semble que la soif intarissable de richesse, de relations, d’ambitions, pourrait être satisfaite d’un simple geste d’amitié. Certains jours, j’entreprends de me peindre des amis.

Paysage habité